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Certaines n'avaient jamais vu la mer - Prix Femina Etranger 2012 (Littérature étrangère) Details
Japon, 1919. Un bateau quitte l’Empire du Levant avec à son bord plusieurs dizaines de jeunes femmes promises à des Japonais travaillant aux États-Unis, toutes mariées par procuration. À la façon d’un chœur antique, leurs voix s'élèvent et racontent leurs misérables vies d’exilées... leur nuit de noces, souvent brutale, leurs rudes journées de travail dans les champs, leurs combats pour apprivoiser une langue inconnue, l’humiliation des Blancs, le rejet par leur progéniture de leur patrimoine et de leur histoire... Une véritable clameur jusqu’au silence de la guerre. Et l'oubli. Prix Femina étranger 2012

Reviews
Certaines n??avaient jamais vu la mer/Julie Otsuka/ Prix Femina étranger 2012 Pour reprendre les termes de l??auteure, ce roman qui n??en est pas un s??inspire de la vie d??immigrantes japonaises qui arrivèrent aux Etats-Unis à San Francisco au début du XXe siècle. Très bien documenté, ce récit bouleversant mais parfois un peu long relate les vexations et les souffrances dont furent l??objet ces femmes auxquelles on avait dans leur enfance appris qu??une jeune fille doit se fondre dans le décor et être là sans qu??on la remarque. La plupart de ces filles étaient des filles simples de la campagne qui ne parlaient pas anglais et n??avaient d??autres choix que de récurer les éviers et frotter les parquets. Il faut savoir qu??au Japon le métier le plus vil qu??une femme puisse exercer est celui de bonne. Il leur fallut cacher à leur famille du Japon le mensonge dissimulé dans les annonces pour émigrer et leur statut de quasi esclave. Car si elles revenaient un jour au Japon, elles attireraient la honte sur toute la famille et aucun homme ne voudrait plus jamais d??elles. Ces japonaises ont quitté le pays sur la foi du portrait d??un inconnu, souvent truqué, et on ne peut imaginer la déception de ces jeunes filles victimes de la brutalité de leur époux le plus souvent. Leurs misérables vies d??exilées et leurs humiliations sont parfaitement contées par Julie Otsuka grâce à une technique de narration qui exprime la solidarité de l??auteure avec ces jeunes femmes trompées, avilies et exploitées. Une longue plainte pleurant les illusions perdues, une litanie un peu trop longue parfois et surtout en fait impersonnelle, et c??est là ce qui m??a dérangé: aucune de ces femmes ne s??exprime directement. En les faisant toutes parler, on n??en entend aucune qui vous bouleverse au tréfonds de votre âme. Comme l??on dit certains lecteurs, il eut été préférable de voir vivre des personnages identifiables, ciblés et moins nombreux. Pour conclure, j??avoue que j??ignorais tout de cet épisode tragique de l??histoire du Japon.


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